|
 |
|
|
- M. SYLLA Oumar, Président de FC Touba
Oumar Sylla, Président de FC Touba Baralandé.
Oumar Sylla est ancien sportif, il a pratiqué l’Athlétisme , a participé à plusieurs compétitions entre autres le Cross de l’AGAPEC, celui de l’Ambassade d’Allemagne , où il remportera plusieurs titres et Diplômes. Aujourd’hui reconverti dans les affaires, et pour continuer à servir le sport, il a crée un club de football qui porte le nom de son village « FC Touba Baralandé. »
Au départ, si l’ambition était d’encadrer les jeunes, aujourd’hui Oumar est plus que décidé à jouer un rôle important dans le football, pour preuve, le club va jouer en D 2 cette année et chercher <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" />la D1 l’année prochaine, pourquoi pas gagner le titre de Champion de Guinée un jour.
Nous l’avons rencontré au bord de la mer à Boulbinet,
où il s’entraîne régulièrement avec son équipe, il s’est confié à nous en ces termes :
« Je suis Oumar Sylla, j’ai crée ce club par amour et pour promouvoir mon village de Touba Baralandé » j’ai été un pratiquant, aujourd’hui à la retraite sportive. Je suis dans les affaires, cela ne m’empêche de continuer à servir ce sport qui m’a tout donné, je suis à la disposition de la jeunesse, j’ai actuellement 70 jeunes en formation sous mon encadrement.
Nous sommes entrain de mettre une
vraie structure administrative, j’ai même un partenaire Italien du nom de Mr ….. qui nous donne un coup de main, nous avons notre agrément maintenant. Et petit à petit nous progressons.
Dans l’immédiat je veux faire jouer mon équipe en D2 puis opter pour la D1, je n’ai aucune intention de vendre des muscles prématurément, pour cela, j’ai établi des contrats avec les joueurs, nous allons prendre tout le temps pour tout règler.
Je demande aux jeunes de Guinée de considérer le sport comme moyen d’insertion sociale. A la longue, tenter le professionnalisme pour en faire un métier plus tard.
S’agissant de ma carrière sportive, j’ai couru avec de grands Athlètes nationaux de renom, je citerai Mr Chaloub Directeur de Publication de ce journal , également Mr Senkoumba Traoré, Robert Loua, Lansana Paga Fodé Bangoura …J’ai passé des moments fantastiques avec ces jeunes »
Espérons que Mr Sylla continuera sur cette voie, en bon enfant Guinéen et qu’il évitera les langues mielleuses et flatteuses qui pourraient lui mettre les bâtons dans les roues.
Ada Juliette
- CAMARA Jean Noël ( au milieu), lors d'un championnat Européen de Boxe.'' Photo d'archive''
Le Franco-guinéen Jean Noël CAMARA, boxeur international à la retraite, en séjour à Conakry nous a réussi pour une interview au cours de laquelle, il expliquera les raisons de sa visite.
Sportplus-guinee.com : Monsieur Jean Noël CAMARA, parlez-nous du but de votre séjour en Guinée.
Jean Noël CAMARA : Je m’appelle Jean Noël CMARA, j’ai 46 ans, j’ai fait vingt (20) ans de professionnalisme, et obtenu tous mes Diplômes au niveau national et international.
Tout ce que je fais maintenant, c’est d’apporter mon savoir et mon envie de réussir surtout dans la boxe qui est un sport de mon cœur. Il y’a le football aussi, mais la boxe, il faut que je la développe en Guinée. La République de Guinée a de très grand potentiel de boxeur.
Le but de mon séjour pour revenir à la question est de venir voir les structures et de parler de mon projet.
Sp-g.c : Excusez-moi de la manière, pourquoi ce nom musulman Elhadj sur celui de votre frère Martin ?
J N C : A la naissance de mon frère, mon père avait un compatriote qui vivait en France au moment de la guerre et qui est décédé. Il s’appelait Elhadj Salifou, un ancien militaire qui avait accueilli mon père à l’époque. Par reconnaissance à ce bienfait, mon père a donné son nom à mon frère qui s’appellerait Elhadj Martin CAMARA
Sp-g.c : Pouvez-vous nous parler brièvement de cet ambitieux projet de boxe que vous comptiez réaliser en Guinée ?
J N C : Comme je l’ai dit tantôt, il y a de très grande potentialité en Guinée. Il suffit de l’exploiter. Je suis en Guinée, par ce que je sais bien que je peux le faire. Nous avons étudié ce projet il y a deux ans. C’est quand nous sommes arrivé au bout que je me suis déplacé pour conakry. Nous pouvons réussir ce projet par ce qu’il y a de grand potentiel. Il suffit de le diriger, leur faire l’entraînement, s’occuper du social indirectement
Sp-g.c : Cet ambitieux projet de boxe que vous voulez réaliser en Guinée, nécessite de moyen matériel, financier et moral. Réellement, vous comptez sur qui ou quoi pour pouvoir réaliser ce vaste programme ?
J N C : Pour moi, au lieu de construire, il faut rénover, c’est aussi simple. Je compte sur le pays pour réaliser ce projet. Faisons en sorte que la boxe guinéenne s’impose sur le plan africain et mondial. Ce projet concerne surtout l’équipe nationale de boxe. Je compte aussi sur les sponsors, car le sport c’est le sponsoring.
Sp-g.c : Avez-vous connu l’international Béa Diallo ?
J N C : Oui ! je l’ai connu sur le site internet. C’est vrai, il a beaucoup de gagnés et beaucoup de matches nuls.
Sp-g.c : Savez-vous qu’il est compatriote à vous ?
J N C : Oui ! je le sais bien. Je veux bien rencontrer Béa DIALLO par ce qu’il a un beau palmarès. J’ai suivi ses combats sur internet. Gentleman boxeur ça doit être beau. Je veux bien le rencontrer.
Sp-g.c : Pouvons-nous savoir le programme de votre séjour ?
J N C : C’est de venir voir mes compatriotes, prendre contact avec la presse, écouter et discuter avec le DTN de Boxe, on essayera de s’accorder sur beaucoup de choses. L’accueil est vraiment formidable, je m’y attendais vraiment. Mon père me le disait toujours en France :’’ Tu es champion, ce n’est rien, c’est dans ton pays où il faut se faire valoir…’’
Sp-g.c : Le mot de la fin.
J N C : Je suis fier d’être en Guinée, ma patrie, la patrie de mes ancêtres. Croyez-moi, j’en parle avec émotion. L’accueil et l’humanisme de mes frères guinéens ne m’étonnent pas. On m’a tout le temps parlé de l’Afrique comme ça. Et là, je le vois et rien ne m’ étonne. Je suis fier d’être en Guinée et je suis à votre entière disposition. Depuis que je suis arrivé à Conakry, je marche toute la journée, il fait chaud, je ne suis pas habitué, mais juste pour voir et prendre contact avec mes frères. Ce contact m’a beaucoup manqué en France, c’est une découverte pour moi. Je découvre la vraie valeur de l’Afrique et de mon pays la Guinée. Je marche avec Camera pour fixer les belles images que je montrerais en France. Il y a de gros potentiel de boxeur en Guinée. Il y’en a qui sont très loin, mais il ne faut pas les lâcher dans la société et dans le sport. Il faut qu’une personne les drive quand il s’entraînent ou s’échauffent. Il faut tout faire à la règle et là, je vous assure ils deviendront champion du monde. Je vous remercie.
Ibrahima Ahmadou CAMARA
sportplus-guinee.com
- M Thierno Saidou DIAKITE, Président de l'UNJSG
Monsieur Thierno Saidou DIAKITE du Groupe de presse Lynx- Lance, président du Jury Nimba d’or/Sport Plus, a été élu récemment président de l’Union Nationale des journalistes sportifs de Guinée ( UNJSG). Président pour les uns, dissident pour les autres, dans une presse nationale divisée entre deux structures. Dans cette tourmente, il a reçu sportplus-guinee.com pour donner sa version des faits. Monsieur DIAKITE saisira cette occasion pour lancer un appel à ses confrères afin de resserrer les rangs pour une presse forte et unie. Suivez !
Sportplus-guinee.com : Monsieur le président pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Thierno Saidou DIAKITE : Je m’appelle Thierno Saidou DIAKITE, en service à la BICIGUI ( Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie de Guinée) depuis le 5 mars 1986. Bien avant et plus précisément le 25 septembre 1979, je suis parti de la Guinée pour une formation en Roumanie à l’académie des sciences économique de Bucarest. Et le 9 Août 1985, j’ai obtenu un Master en économique finance. En janvier 1986, j’ai participé à la création de la BICIGUI. Membre de Bureau exécutif de l’USTG, chargé de la communication et de l’information. Responsable du DESC des sports du Groupe Lynx – Lance. Président du Jury Nimba d’Or/Sports Plus depuis 2003 et enfin Président de l’Union Nationale des Journalistes Sportifs de Guinée.
Sp-g.com : Les journalistes sportifs guinéens sont divisés aujourd’hui entre deux structures (Union et Association). Que s’est –il passé réellement ?
TSD : Merci pour la question. Il est vraiment regrettable de constater aujourd’hui que la presse sportive guinéenne traverse des moments de crise, par ce qu’on se retrouve avec deux structures. Il y a l’Union nationale des journalistes sportifs de Guinée que je préside et en face, il y a l’Association Nationale de la presse sportive de Guinée présidée par Monsieur Amadou Diouldé DIALLO, Ex- président de l’Union Nationale .
En effet, tout est parti de la gestion de la CAN 2006 qui vient de se dérouler en Egypte (janvier / Février). Vous le savez bien le gouvernement guinéen avait affrété un vol spécial pour l’ensemble de la délégation guinéenne et les supporters pour suivre les phases finales de la CAN où le Syli était qualifié. Il a été envisagé de solliciter un certain nombre de place pour la presse sportive privée, étant donné que les journalistes de la Radiodiffusion nationale ( RTG) eurent des places pour couvrir comme envoyés spéciaux cet évènement.
Donc, la presse sportive privée à travers l’union avait sollicité dix (10) places au Ministère de la Jeunesse des sports et de la culture. De traction en tractation, les places sollicitées ont été réduites à deux (2), selon les négociations par le Président Amadou Diouldé DIALLO. Donc, il avait été décidé d’attribuer ces deux places à deux confrères qui avaient déjà leurs accréditations depuis le mois de décembre, au Caire. Il s’agissait bien de Maseco CONDE, Rédacteur en chef de DIPLOMATE et de Mamadou Bory BAH, collaborateur au Groupe de presse Démocrate – Indépendant. Malheureusement, je dis bien malheureusement aucun des deux confrères n’y est allé en Egypte. Mais aussi, aucun journaliste sportif de la presse privée n’a pu suivre l’évènement par l’intermédiaire de l’Union. Donc, pendant la CAN, les journalistes se sont retrouvés frustrés, ils ont rédigés une pétition, il y a vingt et un (21) confrères de la presse privée qui ont signé cette pétition pour exiger au mois de mars qu’une assemblée générale extraordinaire se tienne afin que des explications soient données pour qu’ils comprennent effectivement ce qui s’est passé dans la gestion de la CAN par rapport à la participation de la presse sportive privée. La copie de cette pétition a été remise au président dès son retour de la CAN, il n’a pas daigné répondre. Finalement, l’assemblée générale s’est tenue le 17 mars 2006 dans les locaux du CNC, présidée par le Doyen Cheick Fantamady CONDE. Les leçons de la CAN ont été tirées, le bilan à mis parcours du bureau de l’Union a été fait. Séance tenante, il a été décidé de réaménager le bureau pour insuffler un nouveau dynamisme afin que la presse sportive privée soit beaucoup plus considérée par les autorités et que la promotion des journalistes soit assurée au delà des déclarations et des professions de foi. Donc, le 17 mars 2006 dis-je, un nouveau bureau est mis en place. En réaction à cette assemblée générale extraordinaire, l’ex-président Amadou Diouldé DIALLO a décidé de mettre en place un bureau parallèle au musée national quelques jours après. C’est ainsi, q’aujourd’hui, on se retrouve avec deux structures : - l’Association nationale de la presse sportive que préside Amadou Diouldé DIALLO et l’Union nationale des journaliste sportifs de guinée que je préside. Malgré tout, j’avais donné des instructions aux collègues membres du bureau et aux confrères de ne pas faire de tapage. Sur le terrain, la structure la plus dynamique sera reconnue et va s’imposer. C’est ainsi que le 29 mars 2006, nous avons été reçu par le ministre de la jeunesse des sports et de la culture, Son Excellence El hadj Fodé SOUMAH. Cette semaine, nous avons envoyé des courriers au CNOSG, aux fédérations sportives nationales et aux différentes institutions afin qu’on soit reçu pour présenter le bureau. Nous nous sommes attelés à la connaissance des textes légaux c'est-à-dire les statuts et les règlements intérieurs déposés au cabinet du Ministre de l’Intérieur et l’administration du territoire. Voilà la réalité.
Sp-g.com : Monsieur le président, que direz-vous face aux allégations selon lesquelles vous avez reçu un billet d’avion pour assister au congrès de la presse sportive africaine à Marrakech et que vous êtes resté à Conakry et l’utiliser à d’autres fin ?
TSD : La question est bienvenue. Effectivement dans ‘’Le Populaire’’ du 24 mars 2006, Amadou Diouldé DIALLO a accordé une interview dans laquelle, il m’accuse d’avoir détourné un billet pour le 68ème Congrès de Marrakech à des buts inavoués. Lorsqu’on m’a informé qu’il y a une interview dans laquelle Diouldé se défoule sur un certain nombre de personne, je n’ai jamais accordé de l’importance à cela. Je me suis dis que ce n’est pas la peine. Mais un confrère a lu et a tenu a ce que je lise en me disant : ‘’ attention tu es l’objet d’accusation précise dans l’interview ‘’. J’ai acheté le journal et à ma grande surprise, j’ai lu l’accusation portée par Amadou Diouldé DIALLO à savoir que j’ai détourné un billet d’avion pour la participation de l’Union nationale à la 68ème congrès de l’AIPS à Marrakech. J’ai immédiatement décidé de porter plainte au CNC contre le journal par ce que, je me suis rendu compte que quelque part, il y a la mauvaise foi. Je n’ai pas été au congrès de Marrakech pour des raisons que Amadou Diouldé a évoqué sur le petit écran à son retour de Maroc. Je n’ai même pas suivi, mais il a évoqué. Ceux qui ont suivi m’ont fait le compte rendu.
En effet, je n’ai pas été au Maroc pour deux raisons : - la première raison, est que après l’arrivé de Amadou Diouldé à Marrakech, il m’appellera pour m’informer qu’il y a trois jours de prise encharge que les participants doivent supporter. Je l’ai dit attention, nous sommes à quelques jours du congrès, j’ai bien de l’argent, mais que je dois utiliser pour les soins de ma mère malade et paralysée. Donc, je ne peux pas utiliser cet argent pour assurer mes frais de séjour. Monsieur Diouldé DIALLO de me suggérer d’aller à la primature pour essayer d’établir un ordre de mission pour une prise en charge. Je l’ai dit que c’est une démarche compliquée à laquelle je ne suis pas habitué et s’il en est ainsi, je ne peux pas effectuer le déplacement. Voila une situation claire !
Ainsi, je suis allé à la RAM (Royal Air Maroc) et le billet a été retourné. J’ai été vraiment surpris de cette accusation. Je comprend bien Monsieur Diouldé veut jouer au mauvais perdant, mais c’est pas la bonne manière. C’est pourquoi, j’ai saisi le CNC par une plainte régulière contre le journal.
Sp-g.com : Aussi que vous étiez à toutes les prises de décision jusqu’à l’explosion de l’Union présidée par Amadou Diouldé DIALLO.
TSD : C’est de bonne guerre ! Nous avons accepté solidairement le bilan de l’Union qui avait eu son passif et son actif. Je dois vous dire, c’est une exclusivité que je vous donne, pendant la CAN, j’avais préparé ma lettre de démission. Je m’étais dit que ce n’était pas normal que le gouvernement affrète un avion pour 160 personnes et qu’aucun journaliste de la presse sportive privée ne soit pas à la CAN. Alors que pour les autres pays, il y a 20 à 30 journalistes de la presse privée pris en charge à la CAN. J’ai décidé de démissionner de cette union qui visiblement ne jouissait d’aucune considération, d’aucune crédibilité de la part des partenaires du terrain à savoir le ministère de la jeunesse des sports et de la culture, le ministère de l’information et les fédérations sportives. Pour moi, ce n’était plus la peine d’être dans une structure qui ne jouit d’aucune considération. C’était une peine perdue. Les camarades m’ont conseillé d’attendre jusqu’à l’assemblée générale pour déposer ma démission. Je n’avais pas démissionné par ce que lors de l’Assemblée générale du 17 mars 2006, il y avait plusieurs personnes pressenties pour présider le nouveau bureau dont Oumar Dieng qui s’est rétracté par ce qu’il a reçu des pressions, le Doyen Cheick Fantamady CONDE pour des raisons personnelles à désisté, Mouctar Bah de RFI a dit que son statut de journaliste correspondant d’une station étrangère ne le permettait pas de présider une structure, mais pouvait être membre du bureau. En dernier ressort, les confrères sont venus pour me dire d‘occuper ce poste, tout en m’expliquant les raisons fondées de mon choix qui n’était autres que d’apporter un changement au fonctionnement de cette Union pour le bonheur de tous. Je leur ai une fois de plus évoqué ma décision de démissionner, en ajoutant que s’ils sont coincés, je pouvais accepter de présider provisoirement jusqu’au moment où l’Union serait sur les rails et leur laissé continuer.
Sp-g.com : Pouvons-nous connaître vos relations avec Monsieur BELAID Boumeïd, Président de l’UJSA ?
TSD : Monsieur BELAID avait été saisi et tenu informé de la situation qui prévaut, mais jusqu’à présent il n’a pas répondu. Je l’ai informé par Email qu’il y a deux structures en Guinée qui dirigent la presse sportive. Donc, de faire très attention par ce que le problème est pendant ici et nous sommes entrain de voir ce qu’il faut faire. J’attends sa réaction
Sp-g.com : Avez-vous un message particulier pour vos confrères ?
TSD : C’est une opportunité pour moi de dire un mot. Sincèrement, je déplore cette situation parce qu’elle ne nous honore et n’honore pas la presse sportive. Elle ne va pas nous aider. Le Doyen Cheick Fanta Mady Condé a été clair, il a dit sans ambiguïté que les instances internationales ne reconnaissent par pays qu’une seule Association. Il se trouve aujourd’hui malheureusement en Guinée, il y a 2 associations qui gèrent la presse sportive. Une situation vraiment déplorable. Je souhaite à chacun de nos confrères de dépasser les sentiments personnels, de dépassionner le débat, concrètement de voir ce qu’il y a lieu de faire pour que la presse sportive soit beaucoup plus forte, plus organisée afin que l’on puisse obtenir des partenaire de terrain ( Ministère des sports, CNOSG, fédérations sportives Ministère de l’information etc.…) quelque chose de concret parce qu’il faut reconnaître, la presse sportive guinéenne est beaucoup en retard au point de vue de la formation. j’ai même saisi Eddy Hamel par E- mail afin d’organiser une session de formation cette année au profit de la presse sportive. Il y a plein de chose à faire pour la presse sportive à savoir : la formation, l’équipement etc.….. Divisée, nous ne pouvons rien obtenir .Unie nous devenons beaucoup plus forte et crédible aux yeux des autorités .
SP-g-com : Monsieur le président, certains confrères vous traitent de dissident ?
TSD : D’accord, j’accepte avec philosophie cette qualification . je n’en veux à personne, je m’investi dans le soucis de la presse sportive. .Je suis tellement occupé, mais je me dis qu’il faut faire des sacrifices. On ne le reconnaîtra pas aujourd’hui, mais je suis sûr, que ce qui me juge aujourd’hui, vont se déjuger eux-mêmes. Je laisse le temps à l’histoire de juger chacun selon son apport sur le terrain.
SP-g-com : Le mot de fin ?
TSD : C’est de remercier sincèrement sportsplus-guinee.com qui m’offre une tribune pour m’exprimer et encore une fois j’invite tous les confrères à dépasser la passion , l’ ‘’animosité ‘’pour qu’on se donne les mains afin que la presse sportive devienne beaucoup plus forte .Il y a tellement de chose à faire pour ne pas perdre du temps pour de petites mesquineries. Mettons-nous au service de la presse sportive.
Propos recueillis par
Ibrahima Ahmadou CAMARA
Camara El hadji Martin, cadre technique de boxe au sein du club de la Marine Nationale à Toulon (USAM)
Membre du Comité Départementale de Boxe.
‘’Nous voulons mettre notre expérience internationale à profit pour notre pays d’origine chère à notre cœur la « Guinée »’’
Sportplus-guinee.com : Monsieur pouvez-vous vous présentez aux lecteurs?
Camara Jean Noël & Camara El hadji Martin : Je m’appelle Camara El hadji Martin . Je suis de père Guinéen et de mère cambodgienne, j’ai grandi a Marseille quartier ( du paniers ) . Mes parents étaient commerçants et nous étions 5 frères et 4 sœurs.
Sp-g.c : Comment êtes-vous venu dans la boxe ?
C J N & C E M : Je suis venu tout jeune (15 ans) à Marseille. J’ai eu une envie de boxer et ne pas vouloir faire comme les autres ( football, …..) ensuite mes parents se sont installés a la Seyne/mer ou j’ai eu la chance d’être pris en mains par un grand coach, Monsieur Jean Franco CENTA , qui fut pour moi un repaire dans la boxe et dans la vie .c’est là que tout a commencé .
Sp-g.c Quels sont les combats que vous avez gagné ?
C J N & C E M : Il y en a quand même un certain nombre, mais cela ceux qui m’ont le plus marqué sont :
- Mon combat en 1984 à St Domingue contre Juan Carlo GIMENEZ ( Cubain ) Vice Champion du Monde amateur et victoire au 3éme Round Part KO. Je fus le 1er Franco/Guinéen a battre un Cubain sur son territoire
- Les éliminatoires des J.O de Los Angeles car à chaque victoire, je me rapprochais de la flamme olympique qui me faisait rêver.
C – El hadji Martin : Mon Championnat du Monde Deauville contre l’Américain David JACKSON que j’ai battu KO au 11éme round et que j’ai été purement « volé » (décision NO CONTEST) du jamais vue dans le monde de la boxe . Je pense que les américains auraient eu du mal à digérer qu’un petit franco/guinéen comme moi puisse mettre KO leur challenger!!
Sp-g.c : Avez-vous l'intention de faire quelque chose pour votre pays la République de Guinée dans cette discipline si oui comment?
C J N & C E M : Oui bien sûr avec mon frère et moi-même nous avons de grands projets dont nous en avons parlez déjà à Monsieur le ministre des sports El.hadj Fodé SOUMAH, mais aussi à son Directeur de cabinet Monsieur SOW Alhassane et le président de la fédération de boxe le Commandant de la Douane Léonard BANGOURA. Nous avons été félicités pour nos projets pour notre patrie .
Une restructuration de la boxe guinéenne et son développement dans tout le pays. Aussi une grande manifestation sportive de Boxe est en projet ( Championnat du monde a Conakry ). Ainsi que divers stage de formation de cadre ( arbitre , entraîneur , kiné ,…. ) .
Sp-g.c : Quels sont vos contacts en Guinée en matière de boxe ?
C J N & C E M Pour ainsi dire aucun ! Nous avons eu la chance de connaître un frère Guinéen aussi sportif de Haut niveau comme nous au nom de Socra ( Mohamed Sylla ) , qui nous a vivement motivé pour s’investir en Guinée et d’apporter notre savoir en terme de boxe comme lui qui est en train de le faire avec le football .
Il nous a aussi fait savoir que la Guinée regorge de jeunes athlètes prometteurs qui ne demande qu’à être découvert.
Sp-g.c : Entant que sportif quel regard portez-vous sur la prestation de notre onze national à la 25ème édition de la coupe d'Afrique des nations en Egypte ?
C J N & C E M Je pense qu’ils ont fait bonne figure. Justement, j’étais parti les voir en préparation en France à ST MAXIME avec mon ami entraîneur de football ( Monsieur ANIKINE Frédéric ) .
Cela était une bonne occasion de voir enfin le retour de la Guinée dans les grandes compétitions. Je pense aussi qu’ils ont beaucoup donné et qu’ils ont fait tout de même l’honneur à leur maillots .
Sp-g.c Nombreux sont nos compatriotes qui accusent l'entraîneur français d'avoir fait un mauvais changement sur la personne de Kaba DIAWARA , quel commentaire faites-vous ?
C J N & C E M Je pense qu’en tant qu’entraîneur moi-même, il est parfois difficile de choisir et d’assumé ses choix. Pour ma part, Kaba est un enfant de Toulon donc, je l’ai vue grandir. Son changement ma évidemment surpris comme toute la communauté Guinéenne ici a Toulon. Mais bon, le choix comme je vous le disais et la responsabilité du coach lui appartiennent. Entraîner est un métier difficile d’énorme pression et tension sont nos repas quotidiens .
Sp-g.c : Quelle analyse faites-vous de la gestion du sport en général dans notre pays ?
C J N & C E M Je pense qu’il est actuellement en plein essor, car vue l’entretien dont j’ai eu avec les diverses instances gouvernementales et l’engouement qu’il ait ressentis, des choses sont à prévoir pour l’avenir du sport guinéen .
De plus en plus on entend parler de jeunes guinéens expatriés comme moi et mon frère qui sont au service d’autres pays. Moi, aujourd’hui, je veux dire aux autres compatriotes de servir du mieux qu’il peuvent leur pays et qu’ils fassent honneur à leur nom .
Sp-g.c : Votre mot de la fin ?
C J N & C E M : Mon souhait actuel le plus chère est de promouvoir ma discipline aux plus hautes instances et de promouvoir le sport guinéen en temps qu’ « ambassadeur » du sport en général.
Bonjour, actuellement entraîneur avec mon frère ( El hadji martin ), pour la Marine Française , USAM TOULON , nous avons voulu mettre notre expérience internationale au profit de notre pays d’origine chère à notre cœur la « Guinée » .
Depuis le mois d’août nous nous sommes entretenu d’une part avec Monsieur SOW Alhassane (Directeur du cabinet du Ministère des sports) qui était très intéressé par notre projet de boxe en Guinée. Et aussi, un ami et frère Guinéen Soccra ( Mohamed Sylla, actuel Coach du Satellite FC de Guinée ) qui nous a vivement motivé pour venir en Guinée pour y apporter comme lui , une pierre à l’édifice national.
Apres avoir eu un retour positif de la part du Ministre des Sports El hadj Fodé Soumah et celui du Président de la Fédération guinéenne de boxe Commandant BANGOURA qui était aussi très enthousiasmé par ce même projet .
Mon principal but aujourd’hui est de transmettre avec mon frère tout notre savoir et expérience du terrain, ne serait -il pas fabuleux de ressentir encore la sensation des J.O (ceux à venir Pékin 2008 )à des jeunes qui comme moi a LOS ANGELES les a ressentis !! et de donné aux sportifs locaux le « choix » de choisir leurs sports ou carrières futures car actuellement en Afrique et plus particulièrement en Guinée le sport est très représentatif. En football, c’est qu’il ne laisse pas beaucoup de débouché pour tous ses jeunes sportifs .
Aussi dans nos grandes lignes de projets vient s’ajouter celui d’un gala voir championnat du monde en Guinée suivi ensuite de divers stages et développement dans diverses régions de la Guinée ( voir ouverture de salle de boxe ou création de Poles sportifs ).
Interview réalisée par Fréderick DUBINA
Pour sportplus-guinee.com
Mise en page Ibrahima Ahmadou CAMARA
Deux mois après sa désignation comme meilleur espoir de l’année, lors de la 1ere édition de ‘’SOMBORY Lolé’’ organisée par le staff Bakha en 2005, BoubacarYacine Bah a bien voulu se prêter aux questions du correspondant de sports plus à Fria.
Sports Plus : Merci de m’avoir accordé cet entretien pour commencer, présentez vous à nos lecteurs
Boubacar Yacine Bah : Je suis Boubacar Yacine Bah né à Fria, j’ai 16 ans. J’ai fait mes études primaires et secondaires à l’école privée ‘’ Amitié ‘’ ou ‘’ Gobicko ‘’. Aujourd’hui je suis au lycée Amilcar Cabral. Je fais la 12ème Année, Terminale Sciences Mathématiques. J’ai passé mon 1er Bac avec succès en 2004. En 2005 j’ai échoué au 2ème Bac. Cette année, je tente le 2ème Bac pour la 2ème fois.
S P : Au cours de la 1ère édition du ballon d’or organisée par le staff Bakha, vous aviez été choisi meilleur joueur espoir de l’année 2005 à Fria par les joueurs.
Quel sentiment éprouvez vous Pour cette distinction ?
B Y B : Un sentiment de joie et de fierté. J’ai été surpris d’être parmi les candidats à ce titre et très content d’avoir été choisi comme meilleur joueur espoir de l’année 2005 à fria. Je profite de cette occasion par votre intermédiaire et par le canal de votre journal pour remercier les initiateurs et les organisateurs du ballon d’or à Fria, ainsi que tous ceux qui m’ont porté leur choix et leur confiance et aussi je félicite très sincèrement les membres du district de football pour tous les efforts qu’ils déploient pour faire revivre le football à fria.
S P : Dans quel club jouez vous à Fria ?
BYB : Je joue dans le club des timoniers sportifs de Sombory ( TSS ). Club dans lequel je n’ai pas de poste fixe. Je peux jouer au milieu comme meneur de jeu, tant comme ailier de débordement et cela des deux côtés.
SP : Nous voulons savoir si le sport rime bien avec les études chez vous.
BYB : Evidemment les deux vont bien ensemble chez moi. Le sport ne m’empêche pas du tout d’étudier vice versa. Malgré mon 1er échec en classe determinale en 2005, je promets de mieux faire cette année pour réussir à ma 2ème tentative. Ça y va de mon honneur et de mon intérêt.
Sports Plus : quels sont vos rêves en football ?
BYB : Ils sont nombreux -sourtout jouer en équipe préfectorale de Fria . Ensuite tenter ‘’l’aventure ‘’ dans un des grands clubs de Guinée ( ASK –HAFIAFC ? SATELLITE FC –FELLO STAR etc…) Je veux être champion de Guinée , gagner la Coupe nationale . En fin je veux jouer soit en équipe nationale des cadets , juniors où senior pour défendre les couleurs nationales de mon pays , la guinée comme l’ont fait et le font actuellement mes aînés .
Sports plus : vos rapports avec camarades et votre entraîneur comment sont –ils ?
BYB : Mes rapports avec mes camarades sont les meilleurs tant bien à l’école qu’au terrain je m’entends et me comprends parfaitement bien avec eux . Quand à mon entraîneur , je me soumets à ces instructions au terrain , car il est très bon pour moi .
Sports Plus : le mot de la fin ?
BYB : Je remercie mes parents qui m’encadrent pour mes études et qui me font tout aussi pour ma réussite en football . Je remercie également la presse sportive , surtout le correspondant et le journal sports plus pour ce qu’ils font pour les sportifs de la Guinée .
A Vadim Keïta Correspondant à Fria
Successeur de Monsieur Tiani NIAMBELE, démissionnaire pour des raisons que nous avons évoquée dans nos précédents numéros. Salif KEITA Domingo préside désormais aux destinées de la Fédération malienne de football. Dans son bureau spacieux, au 2ème étage du siège de la FEMAFOOT à Bamako ( voir photo), il accordera une longue interview à notre reporter. Interview au cour de laquelle le Président de MALIFOOT parlera de son programme, son constat sur le football malien, guinéen et africain. Mais aussi, relatera ses souvenirs d’ancien footballeur talentueux. Suivez cette interview.
SPORTS PLUS: Monsieur le Président, présentez-vous à nos lecteur s’il vous plait ?
SALIF Keita DOMINGO : Je m’appelle Salif KEITA, connu sous le nom de Domingo. Je suis le président de la FEMAFOOT, je salut tous les Guinéens.
SP : Monsieur le Président, quels sont vos projets pour ce mandat ?
Salif Keita Domingo : Quand je suis arrivé à la tête de la Fédération malienne de football, il y’avait beaucoup de problèmes d’ordre économique, financier et sportif. Mais aussi de l’indiscipline à certains niveaux du football malien.
Notre premier objectif était tout d’abord de réconcilier les joueurs et les dirigeants sportifs, mais aussi les joueurs et le public. La tâche n’était pas aisée pour cela. Nous sommes allés en Europe où nous avons discuté avec les footballeurs en toute sincérité. Le constat qui se dégage est que ces footballeurs ne voulaient plus jouer pour le Mali. Nous avons essayé de les rapprocher, les écouter avec attention et nous sommes parvenu à laver le linge sale en famille. Ils ont enfin accepté de venir jouer pour le Mali. Ainsi, nous avons établi un programme pour quatre ans que nous avons commencé à mettre en application. Dans ce vaste et ambitieux programme, il y a le changement dusystème de transfert des joueurs. Ce transfert que l’on qualifiait de sauvage était très mal organisé au Mali. Je crois bien apporter une amélioration à ce niveau pour le bonheur des jeunes talents. C’est ce qui fait qu’il n’y a pas eu de problème cette saison qu’on a ouverte plus tôt que prévue.
Avant, l’ouverture de la saison était prévu pour le mois de janvier, ce qui causait de l’handicape à beaucoup de clubs représentant le Mali dans les compétitions africaines. Cette année, nous avons tenu à ouvrir la saison dès le mois de Novembre. Cela a permis aux équipes maliennes d’être mieux préparés que par le passé. Ce qui leur a permis aussi dans les premiers matches qu’elles ont eu à discuter de faire des résultats un peu positifs. ASB est allée faire un match nul à Lomé et le Stade Malien a battu l’équipe championne de Guinée, le Satellite FC. Ce qui du reste est un bon signe pour le football malien et la Fédération malienne de football.
Le coup le plus important dans mon programme était la signature du contrat de sponsoring avec la Société ikatel. Cette société devait donner au football malien plus de un milliard deux cent millions de Francs CFA ( 1.200.000.000 FCFA) pendant quatre ans. Ce qui aurait permis d’organiser le championnat malien, la coupe du Mali et la super coupe. Malheureusement, le contrat a été résilié pour des raisons que tout le monde connaît. Peut être qu’il y a eu une faute de forme. Il m’avait été notifié que je n’ai pas avisé Monsieur le ministre des sports. Je pense que le fond était qu’en même important puisqu’on apportait au football malien plus de Un milliard deux cent millions de Francs CFA. Ce qui était, je crois bien une première dans la sous région. A cause de la forme, on a résilié ce contrat et maintenant la FEMAFOOT revient à son train-train habituel, c’est-à-dire les déficits et les difficultés financières.
Nous avons un programme riche et varié pour le progrès du football malien. Dans ce vaste programme, nous avons inclus la formation des jeunes, la formation des administrateurs, le renforcement et la réorganisation des ligues qui sont pauvres par ce que n’ayant pas de moyens, le renforcement et la budgétisation des clubs, etc. …...
Comme en ligue, c’est ce qu’on a essayé de faire dès qu’on a signé avec ikatel. Nous avons donné de l’argent aux ligues et aux clubs. C’était une première dans l’histoire du football malien. Ce sont des actes que nous avons posés.
J’ai été reçu par le président de la Fédération Française de football, nous avons discuté sur le projet d’informatisation de la fédération malienne et toutes les ligues maliennes de football. Nous devons faire un accord cadre pour ce projet. Nous avons monté un dossier pour le financement du football malien. Ce dossier a été présenté au ministre des sports, il doit nous permettre à l’avenir de financer le football malien sans beaucoup de problèmes. Il y a aussi bien d’autres projets. Pour le moment, je pense que nous avons fait un programme assez important pour le développement du football malien.
SP : Il y a beaucoup de clubs au Mali, quel regard portez-vous sur ces clubs ?
SKD : Effectivement, il y a beaucoup de club au Mali comme partout dans lemonde. Le football est devenu le ‘’sport roi’’.
L’handicap pour le Mali est que le pays est pauvre, mais aussi très vaste. Ce qui fait que toute la zone nord du Mali est absente du championnat malien. Justement, nous voulons créer une compétition pour les équipes de la zone nord. Nous allons aussi aménager un calendrier pour permettre aux équipes du nord d’avoir quelques matches de compétition. Cela figure en bonne place dans nos projets.
SP : Vous êtes l’un des monuments de l’histoire du football africain. Vos souvenirs s’il vous plait ?
SKD : j’ai eu la chance d’être adopté très vite par le public Ouest africain. Dès ma première sélection internationale, j’ai été vraiment le chouchou du public de Guinée, du Sénégal, de la Côte Ivoire, de l’Algérie, du Mali etc……. Partout où j’allais, le stade était plein. J’ai eu cette chance qui m’est toujours restée en mémoire. C’est un sentiment extraordinaire qu’à 17 ans et demi qu’on soit devenu l’idole de tout un continent. Cela a continué jusqu’à mon départ pour la France. Evidemment, quand je suis arrivé en France avec un peu de chance, je me suis confirmé à Saint Etienne d’abord, mais aussi à Marseille avant de continuer à Valence en Espagne puis au Portugal. J’ai ensuite continué sur les USA où j’ai mis un terme à ma carrière de footballeur. Voilà de bons souvenirs pour un footballeur quia connu de bons moments.
Comme mauvais souvenirs, j’ai perdu quatre finales dans les compétitions africaines et internationales.
SP : Quel jugement portez-vous au football guinéen après la CAN de l’Egypte 2006 ?
SKD : Oui ! je pense que la Guinée n’a pas été du tout mauvaise à l’occasion de la dernière CAN. Elle est même allée en ¼ de finale. Elle a produit un football vraiment plaisant comme d’habitude. Car, le football guinéen a été toujours technique et tactique. Des jeunes qui étaient en Egypte ont confirmé cela. Nous avons vu qu’il avait la patte des anciens, comme ; Petit Sory, Souleymane CHERIF, etc…….. A travers cette équipe, je pense que les guinéens peuvent voir l’avenir avec optimisme.
SP : Le mot de la fin !
SKD : Je souhaite au football guinéen une très bonne amélioration, beaucoup de succès. Je formule le même souhait au football malien et Ouest Africain. Et que l’Afrique ait un jour la chance de gagner une coupe du monde. Bientôt.
Propos recueillis par
DIAWARA Thierno Oumar
pour SPORTS PLUS
PATRICE NEVEU, le Coach du Syli de Guinée
‘’Le public Guinéen est un public fier et digne........ les attaques de la presse ont été constructives. Aujourd’hui, je dirais franchement que la page est tournée’’
Le Syli National est qualifié pour la CAN, le coach satisfait de son bilan nous reçoit pour une interview au cours de laquelle, il confirme tourner la page suite à la mésentente avec certains joueurs. Monsieur Patrice NEVEU, jugeant très constructives les critiques de la presse, demande son appui pour le reste de la campagne.
Sports Plus : Pouvez-vous nous faire votre bilan sportif ?
Patrice NEVEU : Sportivement, j’ai signé un contrat avec la Fédération Guinéenne de Football, avec pour objectif la qualification de la Guinée pour la CAN et la Coupe du monde. A ce jour, la mission est accomplie et l’équipe est qualifiée pour la CAN dans une poule relativement difficile. Je pense que c’est le premier bilan positif. Au niveau de l’équipe, il y a eu quelque changement ;Certains joueurs sont partis et d’autres sont arrivés. Il y a eu une mutation à l’intérieur de l’équipe, aujourd’hui il y a une union. Nous avons encore quelques mois avant la CAN, mais je dirais que nous comptons partir là-bas avec un bon potentiel et un bon état d’esprit.
Au niveau du bilan personnel et en tant qu’entraîneur, j’ai vécu des moments difficiles, mais ça je dirais que c’est la loi du métier. Aujourd’hui quelque part, nous sommes qualifiés cela me permettra de prendre quelque recule et d’analyser toutes les situations que j’ai dû vivre et de repenser.
S.P : Que voulez-vous dire au public Guinéen qui, à un moment donné ne voulait plus voir Patrice NEVEU ?
P.N : Absolument pas. Le public Guinéen est un public fier et digne. A cause de l’amour qu’il a pour son syli, il participe activement à son évolution donc il est prêt à tout pour son équipe. Ainsi, l’entraîneur qui doit diriger une telle équipe doit accepter tout car, c’est dans cela qu’on comprendra beaucoup de choses. Je crois bien que c’est une bonne leçon et c’est à l’entraîneur de savoir gérer tout cela.
SP : Par rapport aux problèmes survenus dans l’équipe, pouvons nous dire que la page est tournée ?
PN : Les incompréhensions du moment nous conduit des fois à des décisions du moment, mais il n’y a aucune haine. Avant tout nous sommes humains, une fois que le joueur revient aux meilleurs sentiments en faveur du bon fonctionnement du groupe, il est accepté. Nous sommes aussi des éducateurs. Çà va peut-être surprendre, mais je déclare solennellement qu’à ce jour, je n’ai aucun problème avec aucun joueur.
S.P : Quel genre d’équipe Neveu compte présenter en Egypte ?
P.N : Honnêtement, aujourd’hui j’ai une ossature de quatorze (14) joueurs. Maintenant, le groupe est composé de (23) joueurs donc, il y a de la place encore. Les prochains mois vont être décisifs pour moi, quelques secteurs de jeu ont besoin d’être renforcé à cause du niveau de la compétition. Certes que nous pouvons avoir des blessés, des suspendus etc. … forcement de nouvelles têtes viendront. J’ai encore quelques mois pour constituer mon groupe.
SP : Parlez-nous de vos relations avec la FEGUIFOOT?
PN : J’ai toujours eu des échanges francs avec mon Président et tous les autres membres de la Fédération. Je dirais que c’est une mission accomplie pour moi mais pour lui aussi par ce qu’il est à la tête de cette Association. Au niveau des autres membres, je n’ai aucune influence et je travaille les mains libres. J’assume ma responsabilité. C’est vrai que si je ne n’avais pas qualifié l’équipe, je serai parti avec une grande déception pour tout le peuple.
S.P : Avez – vous établi votre programme de préparation pour la CAN ?
P.N : Nous avons déjà fait une première ébauche et nous avons un retour positif par ce que nous sommes invités par l’Egypte. Les Egyptiens nous prendrons en charge sur tous les plans : - Transport – hébergement - nourriture etc. … Il y a aussi le Mexique. Nous avons les deux pays pour le mois de Décembre 2005. Je suis entrain de voir comment caler les dates. Je ferais aussi un stage en France dans un lieu où le climat est proche de celui de l’Egypte, pour me permettre de prendre quelques joueurs dans mon programme. Il y’a aussi le Cabral malgré que je suis conseillé, il faut visionner certains joueurs à l’extérieur pour avoir une idée précise dont le jeune Bangoura qui monte en puissance dans le l’équipe de Mans, mais également le jeune Ibrahima Yattara.
SP : Est-ce vrai que pour vous maintenir à la tête de l’équipe nationale vous cédez une partie de votre salaire à certains dirigeants sportifs ?
PN : Rire ! Je fais la lumière sur ses supputations. Je suis professionnel du métier, l’argent que je gagne va directement à ma famille, c’est le mérite de mon travail donc personne ne touche à mon salaire. C’est vrai que quelque fois je fais des gestes, mais ils sont purement humanitaires.
SP : La Presse sportive vous reproche de ne jamais terminer une conférence de presse avec elle. Expliquez-vous ?
PN : Vous savez chaque homme a sa personnalité. Moi, je suis quelqu’un je dirais d’entier de passionné et quelque fois qui ne mâche pas ses mots. J’avais tellement la volonté de bien faire certaine chose que j’avais du mal à instaurer une bonne communication avec la presse. Ma façon de parler dérangeait aussi. Même si quelque fois, la presse m’a aussi attaqué. Je dirais que ces attaques ont été constructives. Aujourd’hui, je dirais franchement que la page est tournée. Notre préoccupation commune étant la qualification de l’équipe, ce qui fut fait. D’ailleurs, je continuerais à travailler avec la même presse pour avancer les choses pour le bonheur du Peuple de Guinée. Si on s’est qualifié c’est par ce que il y a eu certaine pression derrière et quelques fois que nous bavons, il y’a eu du soutien ça nous à fait plaisir.
SP : Après la CAN si on vous demandait de renouveler votre contrat ?
PN : A ce jour, c’est vrai que j’ai deux mois de travail jusqu’à la CAN et J’ai une échéance très difficile. Très sincèrement, humainement c’est un pays où je me sens bien. Et puis, il y a beaucoup de travaille à faire au niveau du football des jeunes. La Guinée s’est qualifiée deux fois successivement pour la CAN, c’est extraordinaire, on commence à faire déjà quelques petites propositions par-ci par-là. Mais si après la CAN, la Guinée a besoin de moi pourquoi ne pas rester.
SP : Quelle est l’image que vous voulez bien laisser en Guinée ?
PN : L’intégrité, la rigueur, la passion. J’ai toujours cette forte reconnaissance par rapport aux humains, même le papa ne va toujours pas dans le sens que ses enfants, voulant toujours leur réussite. Moi, ce qui m’importe c’est l’homme intègre.
SP : Votre dernier mot ?
PN : Je dirais qu’ensemble nous avons pendant un an et demi la presse, les autorités, les supporters et les fans clubs gérés des rebondissements, les retournement de la situation… des temps forts, émotionnels et difficiles. Je crois que ce pays à travers le football puisse développer d’autres secteurs pour lui permettre d’avancer vite. La France a été connue et reconnue grâce à son football pourquoi pas la Guinée.
Propos recueillis par
Attephe CHALOUB
|
|
|